La mesure des électrons et des photons jouera un rôle essentiel
dans la chasse au Higgs ou dans l'observation d'une nouvelle physique.
C'est pourquoi le CPPM s'est intéressé au calorimètre électromagnétique, élément du détecteur ATLAS chargé notamment de mesurer
l'énergie de ces particules. Il s'agit d'un détecteur à échantillonnage,
avec pour milieu sensible de l'argon liquide et pour absorbeurs des plaques de plomb pliées en accordéon.
Le laboratoire a été responsable de la réalisation des deux bouchons de ce calorimètre.
Chacun représente une roue de 4 mètres de diamètre, pesant environ 27 tonnes et comportant 31872 canaux électroniques de lecture.
La construction a débuté au CPPM en aout 2001, et le dernier élément a été réalisé en mars 2004.
Après l'assemblage final au Cern, les deux bouchons ont été installés dans la caverne expérimentale et sont opérationnels depuis 2006.
Le groupe participe maintenant activement à la qualification finale et mise en service de l'ensemble du calorimètre électromagnétique.
Des tests sous faisceau, dont les données ont été analysées au laboratoire, ont permis au prélable de faire un premier étalonnage, de vérifier les performances de mesure et
d'améliorer les programmes de simulation.
Tout cela est maintenant affiné grace à l'analyse de données engendrées par le passage de muons cosmiques.
En outre, le passage des premiers faisceaux du LHC en septembre 2008 a été analysé avec minutie et
a permis d'améliorer notre compréhension de la réponse du détecteur,
qui est maintenant prêt à mesurer le flot d'énergie généré par les collisions entre protons du LHC.
Pour plus d'informations sur le calorimètre électromagnétique, voir le site ATLAS-France
